Voyage vers la salle de classe du futur

Nous sommes en 2035 à Paris, Alexandre Fournier, jeune professeur de Sciences de la Vie et de la Terre, rend visite à sa mère Mathilde, ancienne professeur à la retraite et son petit frère Louis, lycéen. Cette visite va engendrer un conflit de génération sur les méthodes de travail dans une salle de classe connectée.


Alexandre FOURNIER, un professeur passionné

Alexandre, 35 ans, vit seul dans un appartement à Villeneuve-La-Garenne (92390). Il est, depuis maintenant 9 ans, enseignant de Sciences de la Vie et de la Terre dans un collège au cœur de Paris. Alexandre donne 25 heures de cours par semaine et gagne 1700€ par mois. Il se contente d’un salaire de classe moyenne afin de faire de son métier une passion. Il adore transmettre ses connaissances aux plus jeunes et apprécie sa fonction de professeur principal.


Mathilde et son fils cadet, Louis reçoivent la visite de l’aîné Alexandre. Ils se réunissent autour d’un diner à l’occasion de Noël. Mathilde, 65 ans retraitée depuis peu, exerçait le métier de professeur de français au lycée. Elle a des valeurs traditionnelles et éprouve une aversion pour les nouvelles technologies. Son fils Louis, âgé de 16 ans baigne dans ces technologies ce qui a le don d’exaspérer sa mère.

Le repas se déroule à merveille jusqu’au moment où Mathilde interroge son Alexandre sur son travail et que ce dernier, tout excité répond « Ça se passe très bien, on a même reçu le dernier modèle de tableau électronique vendredi dernier, je suis pressé de l’essayer avec mes élèves.» La mère, dans l’incompréhension demande « Un tableau électronique ? Qu’est-ce que c’est que ça encore ? » il lui explique qu’il s’agit de la dernière version de l’interface qui contrôle la salle de classe et ses dispositifs, tels que les tablettes des élèves.

L’hyper-connexion : notre destin

1. Tableau électronique, servant de terminal. Il a pour fonction de relier l’appareil à un système informatique d’une salle de classe. 2.Les tablettes qui sont connectées et dépendantes du tableau électronique.

Après son explication, Mathilde, irritée riposte « Vous n’en avez pas marre d’inventer des nouvelles machines tous les jours ? Bientôt vous serez tous remplacés par des robots et tu n’auras même plus de boulot ». Avec humour, il réplique « Mais n’importe quoi maman, t’es restée bloquée dans les années 2000 ou quoi ? ». Il lui explique que le savoir et l’information sont deux notions distinctes. L’information est un ensemble de données qui n’a pas de valeur si elle n’est pas couplée à la connaissance transmise par un professeur. Celui-ci détient le savoir et l’expérience pour interpréter l’information et pour encadrer les élèves. D’ailleurs, Mathilde n’est pas la seule à prédire l’extinction du professeur dans les salles de classe au profit d’un professeur virtuel. Dans cet article, le Figaro s’interroge sur le portrait du professeur du futur ainsi que le rôle qu’il aura à jouer dans une salle de classe. Pas très convaincue, Mathilde rétorque à son fils « mais avec toutes vos évolutions, ce sont TES Apple, Intel et Microsoft qui s’en mettent plein les poches pendant que vous, vous êtes aliénés à leurs machines. Où sont passés les livres en papiers ? Tu sais, à mon époque, l’école mettait à disposition une salle informatique, mais l’essentiel des connaissances étaient enseignées par un professeur ». Il répond « Je suis d’accord maman, mais le marché pédagogique a évolué, hier c’était les maisons d’édition qui étaient leader et aujourd’hui ce sont les entreprises spécialisées dans le développement des nouvelles technologies qui produisent des manuels en formats numériques, des livres, et des autres supports de travail ». Mathilde ajoute « Regarde les résultats scolaires de ton frère ! Ils sont catastrophiques à causes de vos classes trop connectées ». Louis excédé par l’attaque de sa mère, précise que l’école constitue un espace fermé au monde mais avec une fenêtre sur l’univers « Je ne peux même pas me connecter sur les réseaux sociaux en cours, tous ces sites sont bloqués pour favoriser notre réussite scolaire. Mes mauvaises notes sont plus dues à mon manque de sérieux qu’à la méthode de travail utilisée en cours » dit-il. Alexandre explique à sa mère que les salles de classes étaient vouées à muer vers une nouvelle forme, plus numérique, plus connectée, qui serait à l’image de son temps. Il indique à Mathilde que des recherches sur l’aménagement des salles de classe ont été effectuées notamment par le laboratoire de la salle de classe du futur à Bruxelles, qui a étudié quel serait l’aménagement optimal de la salle de classe du futur, afin de maintenir l’attention des élèves en cours, et proposer un dispositif en accord avec son temps. « Les salles de classes sont bien passées de la craie, au feutre, au projecteur maman, ça n’a pas finit d’évoluer. » 

Schéma de la salle de classe du future par le Future Classroom Lab
Schéma de la salle de classe du futur par le Future Classroom Lab

Alexandre rajoute qu’à l’époque de Mathilde des inégalités concernant les fournitures scolaires subsistaient. En effet, les élèves n’avaient pas tous à leur disposition des ordinateurs ce qui provoquait une différence de travail et de résultats scolaires. Certains élèves apportaient leurs propres ordinateurs ou tablettes avec eux au lycée. C’est le BYOD (Bring Your Own Device), à présent, les élèves n’ont plus à apporter leur outils personnels, car à la rentrée ils disposent tous d’un appareil fourni par l’établissement et restitué en fin d’année. 

Cette discussion a permis à Mathilde de mieux comprendre les évolutions positives du travail d’un enseignant. En effet, cela permet d’avoir un meilleur suivi personnel des élèves, de réduire l’absentéisme en cours grâce au dynamisme qu’apporte les outils pédagogiques et d’améliorer l’attention des élèves en cours. Cette démarche de réaménagement de l’espace de travail à déjà fait ses preuves dans des milieux d’entreprises, comme Google, ou l’espace de travail a été étudié afin d’améliorer la productivité des employés et leur bien-être, ce qui a suscité de meilleurs résultats des salariés comme l’explique cet article de l’Humanité. Cependant, entêtée, Mathilde reste convaincue que ce n’est pas bénéfique au système scolaire.

Mathilde n’est pas la seule à être de l’avis que la surenchère technologique à l’école ne profite pas aux élèves. Cet article relate une étude menée aux États-Unis, sur les résultats des élèves dans le cadre d’une pédagogie « high-tech » qui démontre que contrairement aux idées reçues, les résultats des élèves ne progressent pas plus qu’on ne pourrait le croire et révélerait même une tendance à la stagnation. L’utilisation des technologies numériques n’aurait donc pas d’impact direct sur les résultats scolaires des élèves. 

Téléportons-nous en 2035

A l’aube du XXIe siècle, cette tendance à vouloir reconfigurer l’aménagement d’une salle de la classe s’affirme auprès de chercheurs, de médecins et d’enseignants, comme l’atteste cet article du café pédagogique sur l’aménagement des salles de classe, ou encore cette description de la salle de classe du futur par le docteur Dieter Breithecker.

André Roux, professeur et consultant en pédagogie et technologie numérique proposait déjà en 2011, un projet de travail sur la transformation d’une salle classe du futur sur son blog.

Dans la vidéo ci-dessous, Intel propose sa vision très futuriste de ce à quoi devrait ressembler une salle de classe d’ici quelques dizaines d’années et offre une bonne representation de la façon dont laquelle la technologie sera mise à profit dans l’environnement pédagogique dans les années futures.

Dans la vidéo suivante nous avons un autre aperçu de la salle de classe du futur et de l’usage de la technologie dans l’éducation par l’Unité des Nouvelles Technologies Educatives.

 

Et selon vous, à quoi ressemblera la salle de classe du futur ? Que pensez-vous d’un espace pédagogique plus connecté, baignant dans les technologies numériques ?

Pour aller plus loin…

Future Classroom Lab en France 

La salle de classe idéale existe: elle est équipée de rocking chairs par Slate.fr

Par Cindy Pradel, Nadia Ghoualem, Salma Benkirane.

Salut à tous mes chers techno-addicts ! Je suis content de vous écrire ce nouveau billet de blog pour vous présenter une découverte que j’ai faite il y a quelques jours : l’application CLEO ! Vous vous demandez ce que c’est ? Eh bien figurez-vous que je l’ai découverte chez mon maître de stage et que ça révolutionne radicalement notre manière de regarder un concert, un film et même de visiter les musées. Je sais que j’ai attisé votre curiosité, je vais tout vous expliquer !

Je vous avais écrit la dernière fois pour vous présenter l’entreprise dans laquelle j’effectue mon nouveau stage. Je tiens à vous dire que mon stage se passe très bien pour le moment, que Hologram Inc. est une entreprise pleine d’avenir et que le service dans lequel je suis – le pôle Imagerie digitale – me permet réellement de mettre en application les connaissances et les compétences de mon Master 2 en Sciences de l’Ingénierie en images numériques. Il me reste environ cinq mois dans ce pôle avant de pouvoir, je l’espère, valider mon diplôme. Voilà pour mon quotidien. Mais si je vous écris aujourd’hui c’est, comme je vous l’ai annoncé, pour vous présenter une application que j’ai eu la chance de découvrir chez mon maître de stage Julien : l’application CLEO. Je trouve d’ailleurs que c’est un nom assez amusant pour une application révolutionnaire qui modifie notre manière de vivre la culture !

Logo de l'application CLEO
Logo de l’application CLEO – © CDC

 

Nous avons l’habitude, depuis maintenant environ 25 ans, de vivre différentes scènes grâce aux Oculus. Les jeux vidéos, les visites de musées, les films “comme si vous y étiez”… J’avais obtenu le mien il y a six ans et je dois bien reconnaître qu’il y a eu de grands changements depuis, entre l’amélioration du design et de l’ergonomie, les ajustements visuels – possibilités d’ajustement des lentilles -, ainsi que l’ajout du son qui favorise l’immersion dans un environnement de réalité virtuelle. Il en avait coûté à l’époque à mes parents une bonne centaine d’euros, un prix qui est resté stable. Mais ces évolutions risquent de ne pas peser lourd face à CLEO.

Le plus récent Oculus, l'Oculus G25
Le plus récent Oculus, le G25 – © Oculus

 

C’est chez Julien que je l’ai découverte. Il y a trois jours, il m’a proposé d’aller chez lui après le travail pour suivre en direct le concert anniversaire du groupe Linkin Park car nous en sommes tous les deux fans inconditionnels. Je pensais alors que nous allions les suivre soit à la télévision soit grâce à nos Oculus connectés. Mais juste avant de partir, Julien m’a dit de laisser le mien au bureau car nous n’en n’aurions pas besoin. Sans pour autant me dire ce qui le remplacerai, ce n’est qu’une fois arrivé chez lui que j’ai découvert une nouvelle technologie qui jusque là n’était présentée que dans les magazines spécialisés, et qui nous a permis de vivre le concert depuis son canapé et dans son salon qui pour l’occasion devenait un espace en totale immersion : nous étions au cœur de la foule. Choix de l’emplacement vis-à-vis de la scène, volume sonore de la musique, contraste réglable entre la musique et le bruit de la foule… Tout était programmable pour assurer la meilleure expérience possible. Il suffisait juste de plonger la pièce dans le noir, d’allumer les poutres holographiques connectées de la pièce, de lancer l’application et de faire notre choix d’événement pour que tout l’environnement prenne vie en réalité augmentée. Les trois heures de show furent vécues quasiment aussi bien que si nous y étions. Incroyable ! Je ne pouvais pas, à la fin du concert, ne pas en demander plus à Julien sur CLEO. Il m’a alors tout expliqué.

CLEO – Cultural Life Experience Optimized – est un programme que l’on peut installer sur différents supports, aussi bien dans sa maison connectée que sur ses lunettes à réalité virtuelle, son smartphone et autres.

Fonction/Qu’est-ce que c’est ?

Il permet de consommer des produits culturels à n’importe quel moment, n’importe où, comme si nous y étions. L’application s’adapte au support sur lequel elle est utilisée. Bien sûr, ce support influe sur l’immersion possible : l’exploiter dans une maison connectée garantira une immersion totale. Une exploitation sur lunettes connectées offrira une immersion complète également, mais ne pourra pas être partagée par plusieurs, contraintes techniques obligent. Enfin, CLEO sur tablette offre une immersion relative, l’hologramme de l’action désirée étant projeté par le capteur intégré, possédant de fait une plus petite portée de projection.

Qui peut se le procurer ?

Ce programme est accessible à tous et permet d’assister à des productions culturelles facilement, même pour les personnes en situation de handicap.

Comment se le procurer ?

CLEO est disponible sur l’Appstore ainsi que sur les autres plateformes de téléchargement légal. On peut la télécharger gratuitement, et dès son installation l’application reconnaît les fonctionnalités techniques de l’appareil sur lequel elle est utilisée, de manière à s’y adapter.

Installation du programme

Même principe que Deezer, il faut se créer un compte. Le programme est accessible gratuitement mais dans ce cas, des publicités sont diffusées.

Pour ne pas avoir de publicités, il est possible de souscrire à un abonnement. Cet abonnement permet une meilleure qualité de son grâce à la technologie binorale 3.0 ainsi qu’une meilleure réception, le réseau étant en priorité mis à disposition des abonnés. Concernant les publicités, il est tout à fait possible de vivre pleinement l’expérience même avec leur présence, car celles-ci sont en général disposées sur les cotés du champs de vision.

Quel contenu ?

Ce programme permet de visiter les musées en accès gratuit, d’assister à des concerts et de vivre des films comme au cinéma.

Je me suis alors demandé comment cette application, encore considérée comme une “invention du futur” il y a moins de cinq ans, a pu être réalisable techniquement. Une recherche sur le site de la société qui la commercialise, Cultural Digital Company (CDC) explique tout le processus pour les trois types d’offres accessibles sur CLEO.

Pour le cinéma

Les nouvelles caméras multidirectionnelles utilisées lors des tournages pour augmenter la profondeur des rendus 3D en salles ont été optimisées mais subissaient les limites des salles de cinéma physiques (la seule évolution étant que l’on peut désormais regarder les films en 3D sans les lunettes adéquates). L’an dernier avait été soulevé, à l’occasion de la 87ème édition du Festival de Cannes, le problème de ces salles ne proposant pas de nouvelles expériences pour les spectateurs. CDC, qui était déjà en train de développer CLEO, ne pouvait alors mieux tomber.

L’application offre à ses possesseurs la possibilité de visionner tous les films sortis depuis cinq ans. Une fois le film sélectionné, l’utilisateur le lance et peut choisir, durant l’intégralité du film, l’angle et la place depuis lesquels il souhaite regarder l’action. L’angle par défaut et celui que nous avons au cinéma. Il suffit alors :

Pour les maisons et lunettes connectées : de se déplacer dans l’espace de la scène pour continuer à la vivre. D’une scène à l’autre, le positionnement de l’utilisateur reste le même, afin qu’il n’ait pas à se déplacer à chaque nouvelle scène.

Pour les tablettes : de pointer son doigt vers l’angle depuis lequel on souhaite vivre l’action, le champ de vision s’adaptant alors directement.

Bien sûr, les caméras multidirectionnelles qui ont capturé l’action n’apparaissent pas. Elles sont gommées pour laisser place à l’environnement.

La maison connectée semble avoir copié R2-D2 en terme de projection cinématographique
La maison connectée semble avoir copié R2-D2 en terme de projection cinématographique – © Lucasfilm

 

Pour les musées

Les plus de 60 000 musées existants dans 202 pays ne sont bien sûr pas (encore ?) visitables grâce à CLEO. Néanmoins, les partenariats se multiplient et en France une grande partie d’entre eux sont intégrés à l’application, dont ceux par exemple affiliés à la Réunions des Musées nationaux.

Image Louvre
Un exemple de visite virtuelle (ici au Louvre en 2015) où les possibilités d’actions et les informations sont limitées – © Musée du Louvre

 

Tous ces musées sont visitables gratuitement, le ministère de la Culture ayant lancé en 2020 le plan “Culture pour tous”, offrant aux supports numériques la diffusion gratuite des œuvres des musées. Il suffit de sélectionner le pays, la ville puis le musée que l’on souhaite découvrir. Une nouvelle option, accessible dans la version payante de CLEO, rend possible une visite en fonction de plusieurs critères comme par exemple la période artistique (Renaissance, Art Nouveau…) ou bien encore le style (Classique, Romantique, Abstrait…).

Julien, très au courant de ce genre d’innovation, m’a expliqué que les musées disponibles dans CLEO ont été numérisés à 360° grâce à des systèmes ressemblant aux voitures de Google qui déambulaient dans nos rues pour la création de Google Maps. Les capteurs ont ainsi permis de recréer l’espace à taille réelle des allées des musées. Mais le gros travail qui a été fait concerne les informations des œuvres. Il est maintenant possible de s’approcher d’une œuvre, d’en lire le traditionnel cartel mais aussi de la ‘toucher” pour ouvrir une fenêtre présentant des animations sur l’origine de l’œuvre et la scène qu’elle représente. Le fonctionnement selon les supports est le suivant :

Pour les maisons et lunettes connectées : il suffit de marcher librement pour découvrir en réalité augmentée les allées et les œuvres. Contraintes spatiales obligent, les possesseurs de ces deux technologies ne peuvent suivre qu’un chemin linéaire et ne peuvent évoluer que par sections dans les musées. Il est nécessaire de “toucher” du doigt la zone où l’on souhaite aller pour y accéder et pouvoir marcher quelques pas vers les œuvres.

Pour les tablettes : le principe est le même, à ceci près que l’utilisateur reste sur place et interagit avec la réalité augmentée située devant lui.

Pour les concerts

Comme je vous l’avais présenté au début de ce billet, l’application permet de vivre (ou  revivre) des concerts. Ils sont payants (quelques euros en moyenne) et restent accessibles dans la base de données sans limite de temps. Les concerts ainsi achetés restent dans votre catalogue. Le gros avantage qu’offre CLEO est de pouvoir vivre n’importe quel concert dans le monde, à n’importe quel moment et dans des conditions de confort optimales.

Exemple d'immersion au cœur de la foule, une possibilité offerte par CLEO
Exemple d’immersion au cœur de la foule lors d’un concert, une possibilité offerte par CLEO

 

L’expérience est quasiment la même quel que soit le support que l’on possède, mais présente néanmoins quelques différences :

Pour les maisons et lunettes connectées : dans une maison connectée, l’utilisateur-spectateur pourra se déplacer dans une zone limitée par l’espace de la pièce. Il pourra soit choisir de déambuler à travers la foule virtuelle, soit ignorer la présence de cette dernière s’il le souhaite. Il est à noter que tout déplacement en cas de sélection d’une place assise est plus limité, car ce n’est pas le principe. Ces déplacements limités valent aussi pour les lunettes, la différence étant que celles-ci offrent une expérience à hauteur d’œil – ce qui n’empêche pas de changer le regard de direction -, alors que la maison connectée offre la possibilité de suivre le concert comme si nous y étions, avec un environnement à 360° sans forcément regarder dans une direction précise.

Pour les tablettes : les déplacements dans l’espace ne changent rien, étant donné que c’est la projection en réalité augmentée au dessus de l’écran de la tablette (positionnée à l’horizontale) qui permet de vivre la scène. La qualité sonore ainsi que le rendu visuel sont en revanche nettement améliorés.

Voici pour les différentes activités culturelles qu’il est possible de vivre à distance grâce à CLEO. Mais avant de vous laisser espérer découvrir cette application un jour, je vais revenir sur les maisons connectées qui fleurissent un peu partout depuis quelques années. Le marché s’est longtemps cherché, l’informatique pour la maison était coûteuse, filaire et complexe. Mais nous avons désormais atteint une maturité technologique couplée à une maturité des consommateurs. Les usages se sont démocratisés avec des solutions simples et intuitives. Le smartphone est passé par là, simplifiant le contrôle des technologies du bout des doigts. Le tout accompagné d’un large déploiement de l’Internet très haut débit, permettant de contrôler l’intérieur de son salon partout, en 5G+. Récemment, les applications permettant de contrôler les maisons connectées se sont améliorées et offrent dorénavant de nombreuses options facilitant les tâches quotidiennes. Mais la maison connectée de mon maître de stage est encore mieux équipée ! Il a, pour optimiser la qualité de la réalité augmentée de CLEO, placé des baguettes numériques aux quatre coins de la pièce pour y projeter le contenu en 3D. Les enceintes intégrées complètent le dispositif pour une immersion totale. Si ces baguettes numériques sont devenues accessibles financièrement, rien ne dit que leur coût ne va pas augmenter face à la forte demande que risque d’engendrer l’application de la Cultural Digital Company.

"Hello, Smart Home"
« Hello, Smart Home »

 

Grâce à CLEO, c’est une grande partie des consommations culturelles qui vont être transformées. Regarder un film, visiter un musée et vivre (ou revivre) un concert à distance s’inscrit désormais pleinement dans une dimension techno-culturelle qui, en plus de proposer une expérience complète et totalement immersive, pourra contribuer au retour de l’intérêt des Français envers la culture. Un intérêt en constante baisse, comme l’indique le ministère de la Culture et du Patrimoine, qui constate au fur et à mesure de ses enquêtes sur les pratiques culturelles des Français une désaffection pour la plupart des formes d’expressions culturelles et artistiques.

Je vous retrouve le mois prochain pour mon prochain billet, qui concernera le nouveau projecteur holographique de Samsung : le SG Holo 20-35. D’ici là, portez-vous bien !

Gabriel De Rossi

Par Gabriel De Rossi

Billet du 15 février 2035 – 15h26

Visitez ma page Facebook

Retrouvez-moi sur Twitter et LinkedIn

Paris va bien changer dans les années à venir. Dans 20 ans, les Technologies de l’Information et de la Communication se seront développées dans toutes les sphères de la vie privée et publique, et également dans les transports. Suite à l’expansion de la métropole et le développement d’un réseau de transport en commun connecté, une nouvelle application a vu le jour : Moovfast. Kylian, jeune entrepreneur, l’utilise quotidiennement. 

Bouygues_Champs_Elysées_Photo1-620
Les Champs-Elysées en 2025 selon l’architecte Jean-Paul Viguier

 

Imaginez Paris dans 20 ans 

12380553_10208648601758346_1652969696_n-2
La métropole du grand Paris en 2035 imaginée par France Culture.

Kylian habite Paris Saint-Ouen, il travaille dans le Grand Paris, une métropole de 7 millions d’habitants, qui a absorbé la petite couronne (Haut de Seine, Seine Saint Denis et Val de Marne). Il se déplace en transports en commun à l’aide d’une application. Il a rangé sa voiture depuis longtemps. Le réseau Ratp est très développé : de plus en plus de monde l’utilise. Aujourd’hui il comporte 18 lignes de métro, 6 tramways, 7 lignes de Rer, ce qui permet aux usagers de se déplacer plus facilement. De Clichy à Nanterre il ne faut plus qu’une dizaine de minutes, sans avoir à traverser le centre de la métropole. Versailles quant à elle, n’est plus qu’à 20 minutes de Saint-Denis grâce à un tramway dernière génération qui se recharge en tant réel grâce aux panneaux solaires situés sur son toit. Le dispositif Ratp est aussi devenu plus intelligent, il allie nouvelles technologies, big data, et dispose de plus de liberté pour se développer, puisque les voitures sont moins présentes en centre ville. Les smart-cars, et autres véhicules contemporains auto-régulent la circulation. Ils sont bien plus adaptés à l’environnement urbain, et constituent le décor d’une nouvelle époque. Le projet du grand Paris a porté ses fruits. Tout ceci a également attiré des entreprises du monde entier, Samsung par exemple, y a même installé son siège. Mais la modernité impacte aussi les logements qui deviennent de plus en plus cher. La taxe d’habitation est de 2000€ pour un 60 m². Trouver un logement décent contraint une partie de la population à s’installer dans la nouvelle banlieue, au delà des limites de la nouvelle ville dans les Yvelines ou en Seine-et-Marne. En dehors du Grand Paris, il existe très peu de transports en commun et des problèmes de sécurités importants persistent. Ce qui est l’objet de nombreuses réunions entre le Maire de Paris Nicolas Noireau et les élus des départements voisins, qui demandent des compensations financières. Malgré tout, Paris est prospère et a réussi sa mutation de capitale phare du 21ème siècle.

 Trait pour Trait de Stéphane Robert le 14/03/2014.

 

Kylian, un jeune entrepreneur connecté

12380622_1038651819490354_968234862_n
Kylian, sortant de chez lui.

Kylian, 29 ans, habite Saint Ouen, dans le 17ème arrondissement au nord rattaché a Paris depuis 2023. Il vit dans un loft avec sa copine Inès qui est également son associée. Il l’a rencontrée lors de ses études. Il a obtenu son diplôme d’ingénieur en 2030 après avoir suivi une formation en vente, pour enfin monter son entreprise en 2034. Il travaille dans le secteur des services de ventes à domicile, et il organise des réunions afin de vendre ses produits connectés. Originaire de la Meuse et fils d’agriculteur, Kylian a découvert durant ses études le développement et l’apport des transports en commun, qu’il utilise quotidiennement dans le monde professionnel et privé. Le jeune entrepreneur a créé son propre site pour faire connaître les produits qu’il vend. Chaque matin, il prépare ses produits (hauts de gamme) qu’il présentera sur RDV tous les jours à partir de 14h, sauf le dimanche. Il travaille également sur l’image de la marque chez lui, siège de son entreprise. Pour se déplacer il utilise une application dernier cri qui se charge de lui tracer son parcours en mélangeant divers transports en commun. Kylian se consacre a 100% dans son entreprise, il faut dire qu’il est passionné de nouvelles technologies. Il a reçu de nombreux prix grâce à de petites créations qu’il a conçues durant sa scolarité, dont le tupperware connecté qui lui a fait remporter un prix d’innovation.

 

Une application connectée au réseau de transport

12366989_10208648620478814_1179323235_n
Les utilisateurs qui accèdent au métro grâce à leur Smartphone.

En 2035, les franciliens ont l’habitude d’utiliser l’application Moovfast pour se déplacer. Celle-ci regroupe tout les types de transports, afin d’amener l’usager à sa destination. L’application permet en outre la localisation des métros et bus en temps réel. Elle permet également de localiser des covoitureurs aux alentours, une fonctionnalité inspirée d’une application très populaire du début du siècle : Uber. Si votre budget vous le permet, l’application propose aussi de commander un taxi smartcar. De manière ludique, l’application permet, grâce à l’autorisation du partage de ses données de géolocalisation, de retrouver facilement ses amis, en proposant le trajet le plus court afin de les rejoindre. L’engouement pour l’écoute de musique dans les transports en commun a été brillamment introduite au sein même de l’application, qui propose de la musique en streaming à l’utilisateur, s’adaptant à ses goûts. La musique s’adapte également au temps du trajet, en proposant des morceaux ou des podcasts qui s’arrêtent a l’instant où l’utilisateur arrive à destination. Plus question de rater son arrêt grâce à cette fonctionnalité, puisque le support audio de l’application livres les informations importantes en prenant le dessus sur la musique diffusée, par exemple en cas de retard d’un métro ou encore à l’arrivée dans une station.

 

Vidéo : La journée type de Kylian en 2035