Contexte

Nous sommes en 2035 et la très grande majorité de la population française dispose d’un Dossier Médical Personnalisé, actualisé en temps réel. Le dispositif s’est difficilement imposé l’année de son lancement, vingt ans plus tôt. Une période où peu de dossiers ont été crées malgré la stratégie de communication avalisée par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes de l’époque : Marisol Touraine. Nonobstant, à coup de matraquage publicitaire, année après année et ce, sous différents mandats présidentiels, la sensibilisation s’est accrue. Le DMP est alors devenu un outil indispensable au domaine de la santé, notamment grâce à un accès simplifié et une utilisation des données plus pertinente. À cet effet, le gouvernement avait préconisé et mis en place le DigiSanté, une application disponible sur les principaux supports de communication (smartphones, tablettes, montres connectées) qui, malgré son utilité indéniable, compte toutefois quelques revers. Lesquels ? #Espace Santé, blog à l’optique éditoriale participative donc subjective, vous les dévoile ci-après.


Bannière du Blog "#Espace Santé"

Nina M., 17 ans, est la nouvelle victime des failles à l’accès par empreintes digitales liées au DigiSanté, outil qui présente des carences indubitables en matière de sécurité. À travers l’enquête d’une affaire faisant grands maux, #Espace Santé mène la rétrospective d’une application qui ne fait pas l’unanimité.

Une histoire banale ? Certainement pas, tant la mesquinerie et l’intimidation qui en résultent caractérisent l’insolence dont ont fait preuve deux lycéennes à l’encontre d’une seule et même victime. Les conséquences sont effectivement importantes pour Nina M., 17 ans, élève au lycée Gérard de Nerval (Val d’Oise), cible d’une blague douteuse savamment préparée par ses « camarades » de classe, qui ont ni plus ni moins dévoilé son état de santé.

Plaisanterie de mauvais goût, harcèlement, marginalité dérangeante, jalousie ou encore méchanceté gratuite… À l’aube de la majorité, les raisons arbitraires d’un acte de piratage de données peuvent être multiples. Aucune ne peut cependant justifier le scénario vécu par Nina, actrice malgré elle d’une trame dont le but est de provoquer le malaise, son malaise.

À son insu, la jeune demoiselle se fait hacker son DigiSanté par deux élèves de sa promotion dont les noms ont volontairement été anonymisés. Ces élèves ont, sans coup férir, eu accès aux données médicales personnelles donc privées de Nina, atteinte d’une maladie sexuellement transmissible depuis près d’un an. Ces dernières n’en restent pas là, tant s’en faut, puisqu’elles partagent dès lors leur découverte à l’ensemble des élèves du lycée — et remportent par ailleurs à ce moment précis la palme de l’insanité. Habituellement discrète et sans histoire, Nina devient la cible de nombreuses railleries en l’espace d’une journée.

Des données (trop) facilement piratées

Comment ont-elles réussi à hacker son DigiSanté ?

Par sournoiserie et manipulation, le tout saupoudré d’une simplicité inouïe. Entre deux cours, les deux lycéennes font furtivement part d’une soirée avec l’ensemble de leur promotion pour décompresser suite à une première salve d’examens intense. N’ayant pas les coordonnées de Nina, elles lui suggèrent de swiper l’index sur l’un de leur SlyPhone 2 — biométrique pour toute action (ajout de contacts, authentification, etc.) —, prétextant alors l’envoi immédiat des modalités concernant la festivité. Des informations qu’elle ne recevra jamais.

Crédule, Nina ne se rend guère compte de l’erreur commise sur l’instant, son prochain cours commençant déjà. Sa perte était malheureusement amorcée. Les deux jeunes élèves, elles, s’extasient de leur fourberie et préparent minutieusement le coup de grâce : divulguer la maladie intime de Nina. Mais la jeune fille qui s’est rapidement aperçue de cette manigance au vu des innombrables regards en sa direction dépose aussitôt plainte auprès des autorités pour provocation au suicide en milieu scolaire.

 

Les retombées judiciaires

À quelles sanctions les mineures devraient-elles s’attendre ?

Des sources proches du dossier affirment une volonté de réponse adéquate émise par le tribunal chargé du procès. D’après les textes de loi, les deux lycéennes encourraient une peine de deux ans et demi de prison et 7500 euros d’amendes chacune, qui devront être réglées par leurs responsables légaux respectifs. 

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Tableau des … – source Legifrance

Personne n’est cependant en mesure, à ce jour, d’émettre la moindre piste en ce qui concerne la véritable motivation des deux lycéennes ; l’affaire devant rester discrète, les informations filtrent au compte-gouttes. Sous quel motif  ? Nina et le respect de son intégrité, ou en vue d’étouffer à nouveau l’incompétence dont fait preuve le ministère de la Santé vis-à-vis des autres cas de figure avérés et liés aux failles du DigiSanté ? La question se pose.

Un cas parmi d’autres

Quelles seraient les suggestions appropriées face à ce genre de brimade itérative ?

L’affaire Nina M. n’est pas sans rappeler celle de Ricardo P., étudiant brillant en école d’ingénieurs à Paris, qui dépiste un cancer colorectal en décembre 2032. Paniqué, il en parle à des membres de son entourage universitaire. Ces derniers, mal intentionnés, piratent par voie cybernétique son DigiSanté en changeant premièrement les paramètres d’accès puis en modifiant l’empreinte biométrique demandée en ouverture de compte. Les conversations médicales inductivement privées que le jeune homme entretenait avec son médecin via DigiTalk (messagerie instantanée du DigiSanté) sont par la suite dévoilées anonymement, en plein amphithéâtre, sous les yeux de Ricardo.

À savoir, l’enquête est toujours d’actualité tant l’accomplissement des actes a été minutieux, et ultra contrôlé par les fauteurs de troubles. Autant de paramètres poussant Ricardo à abandonner son cursus en cours d’année.

  


Piqûre de rappel : qu’est-ce que le Digitalk ?

Le DigiTalk est l’outil de discussion instantané adjacent au DigiSanté. Médecins et patients peuvent converser en toute sécurité sur l’avancée critique ou positive de leur état de santé. Tout comme les patients atteints d’une même maladie qui peuvent dialoguer entre eux par voie de conversation groupée. En outre, les personnes inscrites dans un même groupe de conversation peuvent consulter certaines données liées aux DMP (après autorisations) des autres membres.

DigiSanté : page d'authentification biométrique
DigiSanté : authentification biométrique
DigiSanté : page d'accueil
DigiSanté : page d’accueil
DigiSanté : page des données médicales
DigiSanté : page des données médicales
DigiSanté : courbes médicales
DigiSanté : courbes médicales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cela, le DigiTalk est considéré comme le canal relationnel permettant de créer une synergie entre les données technologiques résultantes du DMP et les données affectives qui découlent des échanges entre patients atteints de maladies analogues. L’isolement chronique bien souvent observé chez ces patients est ainsi minimisé. Car ces échanges permettent de tisser des liens sociaux forts, mais aussi d’aider psychologiquement les différents utilisateurs dans leur quotidien. Le suivi médical est quant à lui optimal.


Que retenir ? 

Le constat est par conséquent sans appel, le DigiSanté et son outil connexe, le DigiTalk, sont mis à mal par bon nombre de jeunes usagers, malveillants. L’accès aux données doit impérativement être renforcé dans les moindres détails et surtout dans les plus brefs délais, car elle est néfaste à leur bon fonctionnement. Qu’attend le gouvernement pour agir ? Un nouveau scandale ? En effet, le véritable problème qui se doit d’être relaté est de savoir si le DigiSanté à reconnaissance digitale correspond en tout point au besoin de la jeune génération actuelle ?

Pour y répondre, revenons aux prémices de sa création.

Une histoire qui a mal commencé

Lancé en 2004 par le Ministère de la Santé avec la loi relative à l’assurance maladie, le Dossier Médical Personnel avait pour but de rassembler toutes les données médicales d’une personne sur un carnet numérique et de faciliter la relation entre le patient et le professionnel de santé.

En 2015, le Dossier Médical Personnel est rebaptisé Dossier Médical Partagé. Comme tout dispositif, il connaît de failles. Selon Le Parisien, « plus de 500 millions d’euros ont été déboursés pour ce DMP, que peu de professionnels ont utilisé ».

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Télécharger la version intégrale du dossier presse DMP, partagé en 2015


D’après le site officiel du DMP, 5 régions utilisaient cet outil dans 75 établissements hospitaliers (Acquitaine, Picardie, Ile de France, Centre, France Compté, Alsace). Bien que le DMP fonctionnait dans certains pays comme la Belgique ou l’Espagne, l’outil vu comme révolutionnaire, était défaillant en France (manque d’ergonomie, de lisibilité, possibilité de stockage des documents très faible, manque de sécurité).

C’est avec l’arrivée en 2012 de Marisol Touraine au Ministère de la Santéque l’on observe une amélioration du DMP. Anciennement régi par l’Agence des Systèmes d’Information Partagées de santé (ASIP), c’est la Sécurité Sociale qui prend le relais afin de mieux gérer les parcours médicaux par de nombreuses améliorations :  renforcement de la sécurité avec changement obligatoire du mot de passe, intégration d’une nouvelle charte graphique, plus de proximité entre les spécialistes et les patients en favorisant leurs échanges.

Malgré ces améliorations et le développement de la sécurité, en 2015 les utilisateurs étaient toujours préoccupés par la polémique de l’open data et l’hyper connexion. Selon un rapport du CNIL , les consommateurs d’applications liées à la Santé étaient estimées à 26 milliards en 2017. En 2035, c’est plus de 29 milliards de personnes.

Nina, comme l’ensemble de la population française, utilise ce service pour vérifier son état de santé, mais aussi, dans son cas, suivre l’avancée de sa maladie : la Cryptococcose Aujourd’hui encore la sécurité est défaillante puisque la jeune Nina s’est fait piratée, on pourrait se demander que fait réellement le gouvernement pour protéger nos données ?

Le DMP : comment ça marche ?

Un bilan mitigé

Bien que l’accès aux données personnelles de santé soit, malgré le DMP, un sujet épineux, le gouvernement a tout de même su mettre en confiance ses citoyens par de nombreux moyens. Selon un rapport étude de la CNIL de 2015, « 500 millions d’utilisateurs de smartphones et de tablettes utiliseront des applications mobiles liées à la santé en 2015 ». Cette perspective n’a été atteinte qu’en fin 2016 et s’est généralisée après la mise en place de l’application DigiSanté. Les nombreuses fonctionnalités ont convaincu des millions de personnes qui voient désormais en DigiSanté un sérieux allié pour la santé.

Signe du succès de l’application, le nombre de dossiers médicaux créés a été multiplié par quatre. La France, qui ne comptait que 565 209 dossiers en décembre 2015, n’a pas suivi l’exemple de son voisin britannique qui lui a fermé son portail de données personnelles de santé en ligne fin 2012. Aujourd’hui, plus de 65 millions de dossiers ont été crées parmi les 68,2 millions de personnes présentes dans l’Hexagone. Une réussite en demi-teinte, malgré les efforts du gouvernement pour améliorer l’application. Dans la première version du DigiSanté, l’accès s’effectuait grâce à des mots de passe personnalisés par les patients. Désormais, l’application est uniquement accessible grâce à l’empreinte digitale du patient. Une technique qui a permis de diminuer le nombre de piratages par 1,5 selon le ministre de la Santé.

« Grâce aux technologies les plus récentes, nous avons mis en place une application sûre qui permet d’accéder aux données personnelles de santé de manière efficace. Le DigiSanté est l’outil le plus sécurisé en matière de données personnelles médicales », a souligné le ministre Laurent Tarrigeau.

Toutefois, ce système n’est pas infaillible (comme le démontre le cas de Nina).

Utilisée par des millions de consommateurs en France, le DigiSanté et le DigiTalk sont aujourd’hui des applications indispensables dans le domaine de la santé. Pourtant, les difficultés d’il y a vingt ans sont toujours d’actualité. Les données personnelles liées à notre santé semblent accessibles à tous, malgré un accès « sécurisé » à l’application. Ni les mots de passe ni les empreintes digitales ne font le poids contre le piratage. Des solutions dignes des plus grands espions ont été suggérées (reconnaissance vocale, rétinienne et même salivaire) afin de garantir au maximum la sécurité des données personnelles. Une véritable mission que le gouvernement doit (encore) relever.

>> Par Vionie, Wassila, Célia, LDR, Patricia et Tom, membres actifs du blog #Espace Santé.

 

Salut à tous mes chers techno-addicts ! Je suis content de vous écrire ce nouveau billet de blog pour vous présenter une découverte que j’ai faite il y a quelques jours : l’application CLEO ! Vous vous demandez ce que c’est ? Eh bien figurez-vous que je l’ai découverte chez mon maître de stage et que ça révolutionne radicalement notre manière de regarder un concert, un film et même de visiter les musées. Je sais que j’ai attisé votre curiosité, je vais tout vous expliquer !

Je vous avais écrit la dernière fois pour vous présenter l’entreprise dans laquelle j’effectue mon nouveau stage. Je tiens à vous dire que mon stage se passe très bien pour le moment, que Hologram Inc. est une entreprise pleine d’avenir et que le service dans lequel je suis – le pôle Imagerie digitale – me permet réellement de mettre en application les connaissances et les compétences de mon Master 2 en Sciences de l’Ingénierie en images numériques. Il me reste environ cinq mois dans ce pôle avant de pouvoir, je l’espère, valider mon diplôme. Voilà pour mon quotidien. Mais si je vous écris aujourd’hui c’est, comme je vous l’ai annoncé, pour vous présenter une application que j’ai eu la chance de découvrir chez mon maître de stage Julien : l’application CLEO. Je trouve d’ailleurs que c’est un nom assez amusant pour une application révolutionnaire qui modifie notre manière de vivre la culture !

Logo de l'application CLEO
Logo de l’application CLEO – © CDC

 

Nous avons l’habitude, depuis maintenant environ 25 ans, de vivre différentes scènes grâce aux Oculus. Les jeux vidéos, les visites de musées, les films “comme si vous y étiez”… J’avais obtenu le mien il y a six ans et je dois bien reconnaître qu’il y a eu de grands changements depuis, entre l’amélioration du design et de l’ergonomie, les ajustements visuels – possibilités d’ajustement des lentilles -, ainsi que l’ajout du son qui favorise l’immersion dans un environnement de réalité virtuelle. Il en avait coûté à l’époque à mes parents une bonne centaine d’euros, un prix qui est resté stable. Mais ces évolutions risquent de ne pas peser lourd face à CLEO.

Le plus récent Oculus, l'Oculus G25
Le plus récent Oculus, le G25 – © Oculus

 

C’est chez Julien que je l’ai découverte. Il y a trois jours, il m’a proposé d’aller chez lui après le travail pour suivre en direct le concert anniversaire du groupe Linkin Park car nous en sommes tous les deux fans inconditionnels. Je pensais alors que nous allions les suivre soit à la télévision soit grâce à nos Oculus connectés. Mais juste avant de partir, Julien m’a dit de laisser le mien au bureau car nous n’en n’aurions pas besoin. Sans pour autant me dire ce qui le remplacerai, ce n’est qu’une fois arrivé chez lui que j’ai découvert une nouvelle technologie qui jusque là n’était présentée que dans les magazines spécialisés, et qui nous a permis de vivre le concert depuis son canapé et dans son salon qui pour l’occasion devenait un espace en totale immersion : nous étions au cœur de la foule. Choix de l’emplacement vis-à-vis de la scène, volume sonore de la musique, contraste réglable entre la musique et le bruit de la foule… Tout était programmable pour assurer la meilleure expérience possible. Il suffisait juste de plonger la pièce dans le noir, d’allumer les poutres holographiques connectées de la pièce, de lancer l’application et de faire notre choix d’événement pour que tout l’environnement prenne vie en réalité augmentée. Les trois heures de show furent vécues quasiment aussi bien que si nous y étions. Incroyable ! Je ne pouvais pas, à la fin du concert, ne pas en demander plus à Julien sur CLEO. Il m’a alors tout expliqué.

CLEO – Cultural Life Experience Optimized – est un programme que l’on peut installer sur différents supports, aussi bien dans sa maison connectée que sur ses lunettes à réalité virtuelle, son smartphone et autres.

Fonction/Qu’est-ce que c’est ?

Il permet de consommer des produits culturels à n’importe quel moment, n’importe où, comme si nous y étions. L’application s’adapte au support sur lequel elle est utilisée. Bien sûr, ce support influe sur l’immersion possible : l’exploiter dans une maison connectée garantira une immersion totale. Une exploitation sur lunettes connectées offrira une immersion complète également, mais ne pourra pas être partagée par plusieurs, contraintes techniques obligent. Enfin, CLEO sur tablette offre une immersion relative, l’hologramme de l’action désirée étant projeté par le capteur intégré, possédant de fait une plus petite portée de projection.

Qui peut se le procurer ?

Ce programme est accessible à tous et permet d’assister à des productions culturelles facilement, même pour les personnes en situation de handicap.

Comment se le procurer ?

CLEO est disponible sur l’Appstore ainsi que sur les autres plateformes de téléchargement légal. On peut la télécharger gratuitement, et dès son installation l’application reconnaît les fonctionnalités techniques de l’appareil sur lequel elle est utilisée, de manière à s’y adapter.

Installation du programme

Même principe que Deezer, il faut se créer un compte. Le programme est accessible gratuitement mais dans ce cas, des publicités sont diffusées.

Pour ne pas avoir de publicités, il est possible de souscrire à un abonnement. Cet abonnement permet une meilleure qualité de son grâce à la technologie binorale 3.0 ainsi qu’une meilleure réception, le réseau étant en priorité mis à disposition des abonnés. Concernant les publicités, il est tout à fait possible de vivre pleinement l’expérience même avec leur présence, car celles-ci sont en général disposées sur les cotés du champs de vision.

Quel contenu ?

Ce programme permet de visiter les musées en accès gratuit, d’assister à des concerts et de vivre des films comme au cinéma.

Je me suis alors demandé comment cette application, encore considérée comme une “invention du futur” il y a moins de cinq ans, a pu être réalisable techniquement. Une recherche sur le site de la société qui la commercialise, Cultural Digital Company (CDC) explique tout le processus pour les trois types d’offres accessibles sur CLEO.

Pour le cinéma

Les nouvelles caméras multidirectionnelles utilisées lors des tournages pour augmenter la profondeur des rendus 3D en salles ont été optimisées mais subissaient les limites des salles de cinéma physiques (la seule évolution étant que l’on peut désormais regarder les films en 3D sans les lunettes adéquates). L’an dernier avait été soulevé, à l’occasion de la 87ème édition du Festival de Cannes, le problème de ces salles ne proposant pas de nouvelles expériences pour les spectateurs. CDC, qui était déjà en train de développer CLEO, ne pouvait alors mieux tomber.

L’application offre à ses possesseurs la possibilité de visionner tous les films sortis depuis cinq ans. Une fois le film sélectionné, l’utilisateur le lance et peut choisir, durant l’intégralité du film, l’angle et la place depuis lesquels il souhaite regarder l’action. L’angle par défaut et celui que nous avons au cinéma. Il suffit alors :

Pour les maisons et lunettes connectées : de se déplacer dans l’espace de la scène pour continuer à la vivre. D’une scène à l’autre, le positionnement de l’utilisateur reste le même, afin qu’il n’ait pas à se déplacer à chaque nouvelle scène.

Pour les tablettes : de pointer son doigt vers l’angle depuis lequel on souhaite vivre l’action, le champ de vision s’adaptant alors directement.

Bien sûr, les caméras multidirectionnelles qui ont capturé l’action n’apparaissent pas. Elles sont gommées pour laisser place à l’environnement.

La maison connectée semble avoir copié R2-D2 en terme de projection cinématographique
La maison connectée semble avoir copié R2-D2 en terme de projection cinématographique – © Lucasfilm

 

Pour les musées

Les plus de 60 000 musées existants dans 202 pays ne sont bien sûr pas (encore ?) visitables grâce à CLEO. Néanmoins, les partenariats se multiplient et en France une grande partie d’entre eux sont intégrés à l’application, dont ceux par exemple affiliés à la Réunions des Musées nationaux.

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Un exemple de visite virtuelle (ici au Louvre en 2015) où les possibilités d’actions et les informations sont limitées – © Musée du Louvre

 

Tous ces musées sont visitables gratuitement, le ministère de la Culture ayant lancé en 2020 le plan “Culture pour tous”, offrant aux supports numériques la diffusion gratuite des œuvres des musées. Il suffit de sélectionner le pays, la ville puis le musée que l’on souhaite découvrir. Une nouvelle option, accessible dans la version payante de CLEO, rend possible une visite en fonction de plusieurs critères comme par exemple la période artistique (Renaissance, Art Nouveau…) ou bien encore le style (Classique, Romantique, Abstrait…).

Julien, très au courant de ce genre d’innovation, m’a expliqué que les musées disponibles dans CLEO ont été numérisés à 360° grâce à des systèmes ressemblant aux voitures de Google qui déambulaient dans nos rues pour la création de Google Maps. Les capteurs ont ainsi permis de recréer l’espace à taille réelle des allées des musées. Mais le gros travail qui a été fait concerne les informations des œuvres. Il est maintenant possible de s’approcher d’une œuvre, d’en lire le traditionnel cartel mais aussi de la ‘toucher” pour ouvrir une fenêtre présentant des animations sur l’origine de l’œuvre et la scène qu’elle représente. Le fonctionnement selon les supports est le suivant :

Pour les maisons et lunettes connectées : il suffit de marcher librement pour découvrir en réalité augmentée les allées et les œuvres. Contraintes spatiales obligent, les possesseurs de ces deux technologies ne peuvent suivre qu’un chemin linéaire et ne peuvent évoluer que par sections dans les musées. Il est nécessaire de “toucher” du doigt la zone où l’on souhaite aller pour y accéder et pouvoir marcher quelques pas vers les œuvres.

Pour les tablettes : le principe est le même, à ceci près que l’utilisateur reste sur place et interagit avec la réalité augmentée située devant lui.

Pour les concerts

Comme je vous l’avais présenté au début de ce billet, l’application permet de vivre (ou  revivre) des concerts. Ils sont payants (quelques euros en moyenne) et restent accessibles dans la base de données sans limite de temps. Les concerts ainsi achetés restent dans votre catalogue. Le gros avantage qu’offre CLEO est de pouvoir vivre n’importe quel concert dans le monde, à n’importe quel moment et dans des conditions de confort optimales.

Exemple d'immersion au cœur de la foule, une possibilité offerte par CLEO
Exemple d’immersion au cœur de la foule lors d’un concert, une possibilité offerte par CLEO

 

L’expérience est quasiment la même quel que soit le support que l’on possède, mais présente néanmoins quelques différences :

Pour les maisons et lunettes connectées : dans une maison connectée, l’utilisateur-spectateur pourra se déplacer dans une zone limitée par l’espace de la pièce. Il pourra soit choisir de déambuler à travers la foule virtuelle, soit ignorer la présence de cette dernière s’il le souhaite. Il est à noter que tout déplacement en cas de sélection d’une place assise est plus limité, car ce n’est pas le principe. Ces déplacements limités valent aussi pour les lunettes, la différence étant que celles-ci offrent une expérience à hauteur d’œil – ce qui n’empêche pas de changer le regard de direction -, alors que la maison connectée offre la possibilité de suivre le concert comme si nous y étions, avec un environnement à 360° sans forcément regarder dans une direction précise.

Pour les tablettes : les déplacements dans l’espace ne changent rien, étant donné que c’est la projection en réalité augmentée au dessus de l’écran de la tablette (positionnée à l’horizontale) qui permet de vivre la scène. La qualité sonore ainsi que le rendu visuel sont en revanche nettement améliorés.

Voici pour les différentes activités culturelles qu’il est possible de vivre à distance grâce à CLEO. Mais avant de vous laisser espérer découvrir cette application un jour, je vais revenir sur les maisons connectées qui fleurissent un peu partout depuis quelques années. Le marché s’est longtemps cherché, l’informatique pour la maison était coûteuse, filaire et complexe. Mais nous avons désormais atteint une maturité technologique couplée à une maturité des consommateurs. Les usages se sont démocratisés avec des solutions simples et intuitives. Le smartphone est passé par là, simplifiant le contrôle des technologies du bout des doigts. Le tout accompagné d’un large déploiement de l’Internet très haut débit, permettant de contrôler l’intérieur de son salon partout, en 5G+. Récemment, les applications permettant de contrôler les maisons connectées se sont améliorées et offrent dorénavant de nombreuses options facilitant les tâches quotidiennes. Mais la maison connectée de mon maître de stage est encore mieux équipée ! Il a, pour optimiser la qualité de la réalité augmentée de CLEO, placé des baguettes numériques aux quatre coins de la pièce pour y projeter le contenu en 3D. Les enceintes intégrées complètent le dispositif pour une immersion totale. Si ces baguettes numériques sont devenues accessibles financièrement, rien ne dit que leur coût ne va pas augmenter face à la forte demande que risque d’engendrer l’application de la Cultural Digital Company.

"Hello, Smart Home"
« Hello, Smart Home »

 

Grâce à CLEO, c’est une grande partie des consommations culturelles qui vont être transformées. Regarder un film, visiter un musée et vivre (ou revivre) un concert à distance s’inscrit désormais pleinement dans une dimension techno-culturelle qui, en plus de proposer une expérience complète et totalement immersive, pourra contribuer au retour de l’intérêt des Français envers la culture. Un intérêt en constante baisse, comme l’indique le ministère de la Culture et du Patrimoine, qui constate au fur et à mesure de ses enquêtes sur les pratiques culturelles des Français une désaffection pour la plupart des formes d’expressions culturelles et artistiques.

Je vous retrouve le mois prochain pour mon prochain billet, qui concernera le nouveau projecteur holographique de Samsung : le SG Holo 20-35. D’ici là, portez-vous bien !

Gabriel De Rossi

Par Gabriel De Rossi

Billet du 15 février 2035 – 15h26

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Paris va bien changer dans les années à venir. Dans 20 ans, les Technologies de l’Information et de la Communication se seront développées dans toutes les sphères de la vie privée et publique, et également dans les transports. Suite à l’expansion de la métropole et le développement d’un réseau de transport en commun connecté, une nouvelle application a vu le jour : Moovfast. Kylian, jeune entrepreneur, l’utilise quotidiennement. 

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Les Champs-Elysées en 2025 selon l’architecte Jean-Paul Viguier

 

Imaginez Paris dans 20 ans 

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La métropole du grand Paris en 2035 imaginée par France Culture.

Kylian habite Paris Saint-Ouen, il travaille dans le Grand Paris, une métropole de 7 millions d’habitants, qui a absorbé la petite couronne (Haut de Seine, Seine Saint Denis et Val de Marne). Il se déplace en transports en commun à l’aide d’une application. Il a rangé sa voiture depuis longtemps. Le réseau Ratp est très développé : de plus en plus de monde l’utilise. Aujourd’hui il comporte 18 lignes de métro, 6 tramways, 7 lignes de Rer, ce qui permet aux usagers de se déplacer plus facilement. De Clichy à Nanterre il ne faut plus qu’une dizaine de minutes, sans avoir à traverser le centre de la métropole. Versailles quant à elle, n’est plus qu’à 20 minutes de Saint-Denis grâce à un tramway dernière génération qui se recharge en tant réel grâce aux panneaux solaires situés sur son toit. Le dispositif Ratp est aussi devenu plus intelligent, il allie nouvelles technologies, big data, et dispose de plus de liberté pour se développer, puisque les voitures sont moins présentes en centre ville. Les smart-cars, et autres véhicules contemporains auto-régulent la circulation. Ils sont bien plus adaptés à l’environnement urbain, et constituent le décor d’une nouvelle époque. Le projet du grand Paris a porté ses fruits. Tout ceci a également attiré des entreprises du monde entier, Samsung par exemple, y a même installé son siège. Mais la modernité impacte aussi les logements qui deviennent de plus en plus cher. La taxe d’habitation est de 2000€ pour un 60 m². Trouver un logement décent contraint une partie de la population à s’installer dans la nouvelle banlieue, au delà des limites de la nouvelle ville dans les Yvelines ou en Seine-et-Marne. En dehors du Grand Paris, il existe très peu de transports en commun et des problèmes de sécurités importants persistent. Ce qui est l’objet de nombreuses réunions entre le Maire de Paris Nicolas Noireau et les élus des départements voisins, qui demandent des compensations financières. Malgré tout, Paris est prospère et a réussi sa mutation de capitale phare du 21ème siècle.

 Trait pour Trait de Stéphane Robert le 14/03/2014.

 

Kylian, un jeune entrepreneur connecté

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Kylian, sortant de chez lui.

Kylian, 29 ans, habite Saint Ouen, dans le 17ème arrondissement au nord rattaché a Paris depuis 2023. Il vit dans un loft avec sa copine Inès qui est également son associée. Il l’a rencontrée lors de ses études. Il a obtenu son diplôme d’ingénieur en 2030 après avoir suivi une formation en vente, pour enfin monter son entreprise en 2034. Il travaille dans le secteur des services de ventes à domicile, et il organise des réunions afin de vendre ses produits connectés. Originaire de la Meuse et fils d’agriculteur, Kylian a découvert durant ses études le développement et l’apport des transports en commun, qu’il utilise quotidiennement dans le monde professionnel et privé. Le jeune entrepreneur a créé son propre site pour faire connaître les produits qu’il vend. Chaque matin, il prépare ses produits (hauts de gamme) qu’il présentera sur RDV tous les jours à partir de 14h, sauf le dimanche. Il travaille également sur l’image de la marque chez lui, siège de son entreprise. Pour se déplacer il utilise une application dernier cri qui se charge de lui tracer son parcours en mélangeant divers transports en commun. Kylian se consacre a 100% dans son entreprise, il faut dire qu’il est passionné de nouvelles technologies. Il a reçu de nombreux prix grâce à de petites créations qu’il a conçues durant sa scolarité, dont le tupperware connecté qui lui a fait remporter un prix d’innovation.

 

Une application connectée au réseau de transport

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Les utilisateurs qui accèdent au métro grâce à leur Smartphone.

En 2035, les franciliens ont l’habitude d’utiliser l’application Moovfast pour se déplacer. Celle-ci regroupe tout les types de transports, afin d’amener l’usager à sa destination. L’application permet en outre la localisation des métros et bus en temps réel. Elle permet également de localiser des covoitureurs aux alentours, une fonctionnalité inspirée d’une application très populaire du début du siècle : Uber. Si votre budget vous le permet, l’application propose aussi de commander un taxi smartcar. De manière ludique, l’application permet, grâce à l’autorisation du partage de ses données de géolocalisation, de retrouver facilement ses amis, en proposant le trajet le plus court afin de les rejoindre. L’engouement pour l’écoute de musique dans les transports en commun a été brillamment introduite au sein même de l’application, qui propose de la musique en streaming à l’utilisateur, s’adaptant à ses goûts. La musique s’adapte également au temps du trajet, en proposant des morceaux ou des podcasts qui s’arrêtent a l’instant où l’utilisateur arrive à destination. Plus question de rater son arrêt grâce à cette fonctionnalité, puisque le support audio de l’application livres les informations importantes en prenant le dessus sur la musique diffusée, par exemple en cas de retard d’un métro ou encore à l’arrivée dans une station.

 

Vidéo : La journée type de Kylian en 2035