Article original

Michael Ducousso, Les eSportifs, athlètes du futur, www.slate.fr 22.10.2016, 16h07

Éditorialisation

Clément M, Eliott SL, Rym S

Les eSportifs, athlètes du futur


Les adeptes des sports électroniques ne transpirent peut-être pas sur les terrains et ne soulèvent pas de la fonte, mais ils consacrent eux aussi leurs vies à accéder au plus haut niveau de leur discipline.

 

Le départ d’Ibrahimovic du PSG a laissé bien des supporters parisiens orphelins. Celui qui est parti «comme une légende» pourrait pourtant continuer à marquer des buts  pour le compte du club. En tout cas, son avatar sur FIFA pourrait rapporter la victoire aux joueurs de la team PSG eSport. Depuis début octobre, le club de la capitale a officialisé son entrée dans le monde des sports électroniques, en affichant son ambition de figurer parmi les plus grands clubs – et surtout les premiers – à marquer «l’histoire de ces nouvelles disciplines». La nouvelle doit faire réfléchir les services du ministère des Sports qui ne reconnaissent pas encore la pratique. Et faire un peu bouger les mentalités sur l’eSport.

 

Kayane alias Marie-Laure Norindr

Pour les amateurs du Canal Football Club, un athlète, un vrai, c’est d’abord un homme ou une femme qui produit un effort physique sur un terrain. Mais le Canal eSport club devrait les faire changer d’avis, tout comme le parcours de Marie-Laure Norindr. À 25 ans, celle qui se fait appeler Kayane fait partie de la trentaine de Français professionnels de l’eSport. Pour elle, la qualité d’un sportif ne se mesure pas aux litres de sueur qu’il perd en courant.

 

 

Adresse et stratégie


«Aux échecs, ils ne transpirent pas non plus, et c’est considéré comme un sport, un sport cérébral», explique-t-elle. «L’eSport, c’est à la fois un sport cérébral et d’adresse. Il faut énormément réfléchir, avoir de la stratégie, parfois de la cohésion d’équipe en fonction des jeux, et aussi de la dextérité pour y arriver, tout comme pour le tir à l’arc».

Il faut bien lui donner raison: le commun des mortels ne s’en tire pas aussi bien qu’elle avec une souris, une manette ou un stick d’arcade. «Quand les gens disent que ce n’est pas physique c’est faux, car c’est le physique qui fait tout finalement, c’est notre corps qui doit réagir à travers nos mains pour être réactif et performer au mieux.» Pour en arriver là, les eSportifs passent plusieurs heures par semaine à s’entraîner, comme n’importe quel sportif. Kayane s’exerce ainsi une à deux heures par jour pour rester au plus haut niveau.

Chun-Li

Si malgré ça vous ne la considérez toujours pas comme une sportive, c’est votre droit, mais ne vous avisez pas de le lui dire en face. Elle pourrait bien vous mettre un flash kick en pleine tête comme Chun-li, son personnage favori. Car en plus d’avoir un palmarès impressionnant en eSport, la jeune femme pratique assidûment la boxe française.

D’ailleurs, «ce qui est fou, c’est que tout ce que j’ai appris dans les jeux de combats m’a servi dans la boxe. Il y a une notion de distance à avoir qui est exactement la même, par exemple. J’utilise aussi beaucoup les coups de pieds à la cuisse, en zone basse, parce que dans les jeux de combats, c’est la zone de faiblesse qui est plus facile à atteindre.»

Des champions en manque de reconnaissance


Si la rigueur que demande l’eSport n’est pas éloignée de celle du sport, niveau porte-monnaie, les champions eSportifs ne sont pas encore à égalité avec les footballeurs ou les tennismen. Pour vivre, Kayane est obligée de jongler entre les « cash prizes » des compétitions, et différents revenus issus de son activité de chroniqueuse spécialisée, de streameuse ou encore d’intervenante dans des conventions.

Mais la rémunération n’est pas vraiment le plus gros problème des eSportifs. Non, le souci majeur des champions numériques, c’est que – contrairement à leurs homologues qui évoluent crampons aux pieds – ils n’ont pas de statut reconnu. Dans un secteur de niche, guère structuré, ce n’est pas toujours facile d’avoir une reconnaissance administrative. Ainsi Kayane, ne sait jamais quel case cocher en arrivant à la douane pour une compétition à l’étranger: tourisme ou travail?

Des contrats de saison


Rémy Chanson, lui, a un autre souci: comment déclarer les joueurs de son équipe? Jusqu’à récemment, le directeur eSport de Millenium, le club n°1 en France et dans le top 5 européen, ne savait pas quel statut accorder à ses pro gamers. Sans parler des problèmes posés par le recrutement de joueurs étrangers. Mais avec la Loi Numérique portée par Axelle Lemaire, les choses changent et désormais, les clubs peuvent recruter des joueurs avec des contrats liés aux saisons eSportives.

Rémy Chanson à la Esport World Convention (ESWC)

En parallèle, il s’est associé avec d’autres acteurs du secteur pour mettre sur pied l’association France eSport, une structure destinée à répondre aux questions des clubs, des joueurs et des partenaires institutionnels. Certes, ce n’est pas une fédération, diront les amateurs de sport, mais c’en est peut-être l’embryon.

«Une fédération a un côté rassembleur et dans le sport, c’est facile puisque la plupart des clubs commencent au niveau local, donc ça permet de faire un maillage de la France. L’eSport est dématérialisé et il n’y a pas forcément de club dans toutes les régions, donc on ne peut pas faire un maillage identique à celui du sport», explique Rémi Chanson.

Sans compter qu’aujourd’hui, «le ministère du sport n’est pas particulièrement enclin à prendre l’eSport dans son giron. Donc ce copier-coller de ce qui se passe dans le sport ne pourra pas forcément se faire.» Cela ne chagrine pas trop le manager, bien conscient que ses joueurs n’ont pas besoin d’être reconnus par le ministère des Sports pour figurer parmi les plus grands champions. Et tout ça sans même transpirer.

Michael Ducousso

Article original : Cédric COUSSEAU, Youtube : du web au canapé du salon, Inaglobal, 2010.
Editorialisation : Eugénie.V, Marion.R, Mounia.B

De la start-up qui a initié les internautes au partage de la vidéo, YouTube s’apprête de nouveau à révolutionner la consommation de la vidéo avec la Google TV.

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Paris va bien changer dans les années à venir. Dans 20 ans, les Technologies de l’Information et de la Communication se seront développées dans toutes les sphères de la vie privée et publique, et également dans les transports. Suite à l’expansion de la métropole et le développement d’un réseau de transport en commun connecté, une nouvelle application a vu le jour : Moovfast. Kylian, jeune entrepreneur, l’utilise quotidiennement. 

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Les Champs-Elysées en 2025 selon l’architecte Jean-Paul Viguier

 

Imaginez Paris dans 20 ans 

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La métropole du grand Paris en 2035 imaginée par France Culture.

Kylian habite Paris Saint-Ouen, il travaille dans le Grand Paris, une métropole de 7 millions d’habitants, qui a absorbé la petite couronne (Haut de Seine, Seine Saint Denis et Val de Marne). Il se déplace en transports en commun à l’aide d’une application. Il a rangé sa voiture depuis longtemps. Le réseau Ratp est très développé : de plus en plus de monde l’utilise. Aujourd’hui il comporte 18 lignes de métro, 6 tramways, 7 lignes de Rer, ce qui permet aux usagers de se déplacer plus facilement. De Clichy à Nanterre il ne faut plus qu’une dizaine de minutes, sans avoir à traverser le centre de la métropole. Versailles quant à elle, n’est plus qu’à 20 minutes de Saint-Denis grâce à un tramway dernière génération qui se recharge en tant réel grâce aux panneaux solaires situés sur son toit. Le dispositif Ratp est aussi devenu plus intelligent, il allie nouvelles technologies, big data, et dispose de plus de liberté pour se développer, puisque les voitures sont moins présentes en centre ville. Les smart-cars, et autres véhicules contemporains auto-régulent la circulation. Ils sont bien plus adaptés à l’environnement urbain, et constituent le décor d’une nouvelle époque. Le projet du grand Paris a porté ses fruits. Tout ceci a également attiré des entreprises du monde entier, Samsung par exemple, y a même installé son siège. Mais la modernité impacte aussi les logements qui deviennent de plus en plus cher. La taxe d’habitation est de 2000€ pour un 60 m². Trouver un logement décent contraint une partie de la population à s’installer dans la nouvelle banlieue, au delà des limites de la nouvelle ville dans les Yvelines ou en Seine-et-Marne. En dehors du Grand Paris, il existe très peu de transports en commun et des problèmes de sécurités importants persistent. Ce qui est l’objet de nombreuses réunions entre le Maire de Paris Nicolas Noireau et les élus des départements voisins, qui demandent des compensations financières. Malgré tout, Paris est prospère et a réussi sa mutation de capitale phare du 21ème siècle.

 Trait pour Trait de Stéphane Robert le 14/03/2014.

 

Kylian, un jeune entrepreneur connecté

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Kylian, sortant de chez lui.

Kylian, 29 ans, habite Saint Ouen, dans le 17ème arrondissement au nord rattaché a Paris depuis 2023. Il vit dans un loft avec sa copine Inès qui est également son associée. Il l’a rencontrée lors de ses études. Il a obtenu son diplôme d’ingénieur en 2030 après avoir suivi une formation en vente, pour enfin monter son entreprise en 2034. Il travaille dans le secteur des services de ventes à domicile, et il organise des réunions afin de vendre ses produits connectés. Originaire de la Meuse et fils d’agriculteur, Kylian a découvert durant ses études le développement et l’apport des transports en commun, qu’il utilise quotidiennement dans le monde professionnel et privé. Le jeune entrepreneur a créé son propre site pour faire connaître les produits qu’il vend. Chaque matin, il prépare ses produits (hauts de gamme) qu’il présentera sur RDV tous les jours à partir de 14h, sauf le dimanche. Il travaille également sur l’image de la marque chez lui, siège de son entreprise. Pour se déplacer il utilise une application dernier cri qui se charge de lui tracer son parcours en mélangeant divers transports en commun. Kylian se consacre a 100% dans son entreprise, il faut dire qu’il est passionné de nouvelles technologies. Il a reçu de nombreux prix grâce à de petites créations qu’il a conçues durant sa scolarité, dont le tupperware connecté qui lui a fait remporter un prix d’innovation.

 

Une application connectée au réseau de transport

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Les utilisateurs qui accèdent au métro grâce à leur Smartphone.

En 2035, les franciliens ont l’habitude d’utiliser l’application Moovfast pour se déplacer. Celle-ci regroupe tout les types de transports, afin d’amener l’usager à sa destination. L’application permet en outre la localisation des métros et bus en temps réel. Elle permet également de localiser des covoitureurs aux alentours, une fonctionnalité inspirée d’une application très populaire du début du siècle : Uber. Si votre budget vous le permet, l’application propose aussi de commander un taxi smartcar. De manière ludique, l’application permet, grâce à l’autorisation du partage de ses données de géolocalisation, de retrouver facilement ses amis, en proposant le trajet le plus court afin de les rejoindre. L’engouement pour l’écoute de musique dans les transports en commun a été brillamment introduite au sein même de l’application, qui propose de la musique en streaming à l’utilisateur, s’adaptant à ses goûts. La musique s’adapte également au temps du trajet, en proposant des morceaux ou des podcasts qui s’arrêtent a l’instant où l’utilisateur arrive à destination. Plus question de rater son arrêt grâce à cette fonctionnalité, puisque le support audio de l’application livres les informations importantes en prenant le dessus sur la musique diffusée, par exemple en cas de retard d’un métro ou encore à l’arrivée dans une station.

 

Vidéo : La journée type de Kylian en 2035